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DOSSIER OGM, 4e partie

Texte provenant de cet article
(Aliments transgéniques au menu?) (Par Chantal Legault)
novembre/décembre 1999
*Nous sommes maintenant en 2009, ou en sommes-nous aujourd’hui?

Et le biologique?

En attendant de nouvelles études, les productions agricoles transgéniques augmentent d’année en année au pays. Au Canada, la moitié des 12 millions d’hectares de canola ont été semés l’été dernier avec des plants transgéniques, de même que le tiers des champs de maïs au Québec. Et ce n’est que le début. A-t-on le droit de manipuler ainsi les organismes sans connaître les risques pour l’équilibre écologique déjà fort précaire de la Terre?
Pour Julie Brière, nutritionniste, il s’agit d’une des pires inventions en matière de nutrition. «On est allés trop loin, dit-elle. Maintenant on se retrouve avec des hectares complets infestés de mauvaises herbes parce qu’avec la pollinisation, celles-ci sont devenues résistantes aux herbicides. On joue aux apprenti-sorciers sans même connaître les problèmes que ça va engendrer. Même dans les boutiques d’aliments naturels, la plupart des produits transformés, comme les laits de soya, les saucisses et les vinaigrettes contiennent des produits transgéniques. Je rencontre de plus en plus de gens avec des problèmes complexes de santé et des problèmes d’allergies. Ça risque de se compliquer davantage. La seule porte de sortie, en ce moment, c’est de manger biologique»
Et encore…Les producteurs biologiques sont eux aussi très inquiets. «C’est une grande préoccupation pour nous, explique Francine Boissonnault, secrétaire générale de l’Association de biodynamie du Québec. Tout s’est déroulé beaucoup trop rapidement. Les gouvernements passent parfois des années à tester un médicament avant d’en permettre la vente. On n’a presque pas étudié l’impact de ces nouveaux plants et c’est déjà répandu à grande échelle. Ce qui est décourageant, c’est qu’on ne pourra jamais revenir en arrière si on s’aperçoit, comme ce fut le cas avec le DDT, que c’est néfaste pour l’environnement ou la santé.»
Les producteurs bioloiques sont d’autant plus inquiets que leurs cultures sont directement menacées par les semences transgéniques. »C’est très difficile de continuer à faire du canola bio à cause de la pollinisation par les insetes, constate Mme Boissonnault. Les abeilles ne reconnaissent pas les frontières de nos champs. Même chose pour le maïs qui est pollinisé par le vent. Même avec des zones-tampons, on ne peut pas vraiment éviter que ça se transmette. On va continuer à certifier bio mais il va falloir faire des analyses pour vérifier l’état de nos champs. En Angleterre, il y a déjà un producteur qui a perdu sa certification parce que son champ était contaminé. C’est très frustrant parce qu’en tant que producteur biologique, on paie pour obtenir une certification pour prouver que nos produits sont sains alors que les produits transgéniques ne sont même pas étiquetés.»

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